Avez vous pensé à l’osmiculture ?

L’initiative d’un toit pour les abeilles (untoitpourlesabeilles.fr) de « dorlotoir » pour abeille sauvage dont nous parlions dans le billet précédent, nous a donné envie d’en savoir un peu plus sur l’abeille sauvage et sa préservation. Nos recherches nous ont conduit sur le site de Paul Betts : Abeilles Sauvages.

Ce site est passionnant et riche en informations sur les abeilles sauvages et l’Osmiculture qui consiste justement à héberger et aider à se développer les abeilles sauvages. Paul Betts s’intéresse au sujet depuis de longues années déjà et a pu observer les comportements des abeilles sauvages, comment s’en occuper, etc.

Pour reprendre la définition proposée par le site :

l’Osmiculture est la technique d’élevage local d’abeilles indigènes et solitaires de la famille des Megachilidae, souvent les Osmies qui nichent hors sol. Les gestes se focalisent sur la fourniture d’un environnement de nidification adapté à l’espèce cible ; ainsi que l’identification et l’élimination (d’une façon ponctuelle), des parasites, liés à l’espèce, qui s’incrustent dans une population.

www.abeillessauvages.com

Par ailleurs Paul Betts propose lui-même via son site de fabriquer depuis des années des dortoirs à abeille et apporte a ceux qui en ont fait l’acquisition ses conseils avisés. L’offre est assez diversifiée en fonction du but recherché. Le site quant à lui comporte de nombreuses informations complémentaires sur cette activité et sur les gestes à adopter.

Il nous semblait intéressant de relayer l’existence de ce site pour plusieurs raisons :

  • D’abord, il est très bien fait
  • Ensuite, on retrouve beaucoup d’informations qui se recoupent avec l’initiative d’un toit pour les abeilles et conforte non seulement dans l’intérêt de préserver ces espèces mais aussi dans la technique. Elles ne (me) semblent pas concurrentes (et de toutes façons plus il y aura d’initiatives plus on donnera des armes aux espèces pour se défendre !) et montrent la nécessité d’agir pour l’abeille sauvage : en tous cas nulle idée pour nous d’opposer les deux initiatives, elles sont cohérentes, concordantes et complémentaires.
  • Si l’initiative d’un toit pour les abeilles vise a mon sens les particuliers surtout en premier rang (mais pas que) et notamment en prenant en charge la phase hivernale de conservation des cocons et répartition, celle de Paul Betts repose plus sur une intervention intégralement par « l’osmiculteur » et tout en s’adressant au particulier, présente clairement la démarche comme pouvant être une véritable chance pour les professionnels (pour les vergers, producteurs de végétaux, etc.)

Bon, dans notre cas on va peut-être faire de la place pour comparer les deux dortoirs à abeille.