Réparer plutôt que jeter les jouets : le site Toy-Rescue et les SAV méconnus de certains fabricants

Avec Noel qui approche, faisons le point sur le monde des jouets. Nulle liste ici de cadeaux à offrir aux jeunes ou aux moins jeunes. Nous ne dresserons pas la liste des jouets durables ici. Mais parlons « durée de vie » et réparabilité. Nous avons tous connu le drame du jouet qu’on adorait, cassé qu’on aurait aimé réparer mais voila ça n’existe pas. Ou le jeu de société auquel il manque des pions. Rageant, c’est souvent aussi une cause de fin de vie prématurée du jouet.

Bien entendu le choix du jouet est important (un Lego aura beau être du plastique — on saluera le fait d’ailleurs qu’ils cherchent à trouver des alternatives — il est assez durable et se transmet de générations en générations a la différence d’un jouet cassé en quelques jours. Donc même dans le plastique il existe des niveaux de qualité et durabilité). Mais une pièce cassée ou perdue ça arrive. Alors que faire

L’initiative « Toy-Rescue »

Signalons d’abord l’excellente initiative de Toy-rescue de Dagoma, société française qui propose (un peu à l’image de spareka que nous signalions dans un précédent billet) non seulement des aides sur comment réparer, mais propose aussi des pièces de rechange.

Mieux, le site fonctionne aussi sur un système collaboratif : bien souvent les pièces n’existent pas. Pas de problème, le site dispose d’une vaste base de données de modèles de pièces de rechanges pour les jouets et lorsque la pièce n’existe pas propose de télécharger un fichier permettant d’imprimer (via une imprimante 3D) la pièce de rechange.

Encore mieux, si vous n’avez pas d’imprimante 3D, le site propose de vous mettre en relation avec une âme charitable qui l’imprimera pour vous (les coûts correspondant en réalité au coût du matériel).

En effet, même si l’impression 3D s’est bien démocratisée ces dernières années cela reste un investissement conséquent si on n’en a pas un usage régulier (mais on signalera aussi la possibilité de recourir aux services d’un fab-lab) sans compter le temps d’apprentissage pour bien maîtriser les machines (même si là encore les fabricants comme Dagoma ont rendu leurs produits très accessibles).

Signalons également pour aller plus loin dans la réparation de jouets et objets :

  • ifixit propose aussi une base de donnée de jouets expliquant comment démonter et réparer certains jouets .
  • De nombreux sites de la communauté de l’impression 3D permettent aussi de télécharger gratuitement de nombreux modèles, comme thingiverse (qui ne se limite pas aux jouets).

Certaines grandes marques disposent d’un réel SAV pour commander des pièces

On a souvent tendance à l’oublier mais certaines marques disposent d’un réel service après vente, c’est le cas par exemple de Lego et de Playmobil pour ne citer qu’eux.

Dans le cas de Lego comme de Playmobil, on peut télécharger des notices perdues et commander des pièces, même anciennes, à des coûts assez raisonnables.

Certes, on aura souvent moins recours aux pièces de rechange chez Lego du fait même qu’il s’agit souvent de briques interchangeables, mais certaines pièces restent très spécifiques comme pour les figurines. Dans le cas de Playmobil, les pièces sont souvent encore moins génériques il est donc très appréciable de pouvoir disposer d’un tel SAV. On souhaiterait que tous les fabricants s’inspirent de ces deux sociétés plutôt que de jouer sur le « remplacement » de tout le jouet.

Le mot de la fin : A titre personnel je n’ai pas encore eu l’occasion de recourir à leurs services, mais l’impression 3D m’a souvent permis de sauver à la plus grande joie de mes enfants des jouets ou des produits électroménagers. S’agissant de Lego et Playmobil, dans les deux cas j’ai été étonné de pouvoir remonter assez loin sur des collections anciennes et ai pu pour des jouets de nos enfants recourir à ces deux services très facilement.

Source photos, Dagoma.